Signification d’un grain de beauté sous l’aisselle

Un grain de beauté sous l’aisselle intrigue rarement, à moins qu’il ne change soudainement ou ne devienne inconfortable au point d’alerter. Les spécialistes le rappellent : l’endroit où un nævus s’installe importe peu comparé à la manière dont il évolue ou se transforme. Pourtant, ignorer les signaux d’alerte peut retarder un diagnostic précieux, parfois déterminant.

Grain de beauté sous l’aisselle : ce qu’il faut savoir pour comprendre sa présence

Le grain de beauté, ou nævus, n’a pas de préférence pour une partie du corps. Même l’aisselle, cachée du soleil et rarement remarquée, accueille parfois ces petites marques pigmentées. Leur origine remonte aux mélanocytes, les cellules à l’origine de la mélanine qui donne leur couleur à nos peaux. À l’âge adulte, on en compte le plus souvent une vingtaine, apparus la plupart du temps dès l’enfance, avec une nette accélération à l’adolescence.

Cette répartition dépend de plusieurs facteurs. Les gènes interviennent largement dans le nombre et l’apparence des grains de beauté. Les changements hormonaux, puberté, grossesse, accentuent parfois leur présence ou leur visibilité. Si le soleil provoque surtout l’apparition de nævus sur les parties découvertes, la région des aisselles hérite davantage de ses grains de beauté grâce à l’hérédité qu’à l’exposition lumineuse.

Dans la plupart des situations, ces grains de beauté ne suscitent aucune inquiétude particulière. Leur présence sous l’aisselle n’a pas de signification médicale en soi, même si des croyances anciennes prêtaient à chaque emplacement du corps une symbolique dédiée. Aujourd’hui, la médecine moderne préfère s’en tenir aux faits, loin des interprétations folkloriques du passé, et fonde son analyse sur l’examen clinique.

Pour mieux cerner ces grains de beauté sous les aisselles, plusieurs éléments sont à avoir en tête :

  • On en observe fréquemment à cet endroit du corps.
  • Leur aspect, qu’il s’agisse de la couleur ou de la forme, s’explique avant tout par la quantité de mélanine présente.
  • Leur origine dépend des antécédents familiaux, de l’activité hormonale et, dans une moindre mesure, d’une exposition occasionnelle au soleil.

À quel moment un grain de beauté devient-il préoccupant ?

Un grain de beauté sous l’aisselle se fait, pour la plupart d’entre nous, totalement discret. Cependant, certains signaux doivent alerter, car un nævus peut, dans de rares cas, évoluer en mélanome, le cancer de la peau le plus redouté. Les sociétés savantes rappellent régulièrement la nécessité d’une surveillance attentive, en particulier chez ceux ayant des antécédents familiaux de tumeur cutanée.

Pour détecter tôt une anomalie, la règle ABCDE sert de référence pour l’auto-examen :

  • A : Asymétrie marquante, les deux moitiés diffèrent nettement ;
  • B : Bords irréguliers ;
  • C : Couleur non uniforme, variant du brun au noir, parfois avec du rouge ou du blanc ;
  • D : Diamètre supérieur à 6 mm ;
  • E : Évolution rapide, qu’elle touche la taille, la forme ou la couleur.

D’autres signes méritent aussi d’être pris au sérieux : douleur, démangeaisons persistantes, saignement sans raison, ou apparition soudaine d’une nouvelle tache sous l’aisselle. Dès l’apparition de l’un de ces indices, le réflexe à adopter reste la consultation auprès d’un dermatologue. Si besoin, celui-ci pourra proposer une biopsie, voire un retrait pour une analyse détaillée. Un rendez-vous rapide permet de limiter les atteintes d’un cancer de la peau, d’autant plus quand un mélanome commence à menacer les tissus voisins ou les ganglions lymphatiques.

Homme d

Prévenir les risques : conseils pratiques pour surveiller et protéger sa peau

Les chiffres sont sans appel : 80 % des cancers cutanés sont dus à une exposition abusive aux UV. L’aisselle, même à l’écart de la lumière la plupart du temps, n’est pas complètement à l’abri, surtout lors des baignades, sports en extérieur ou expositions prolongées. Mieux vaut appliquer une crème solaire à indice élevé sur l’ensemble du corps, sans oublier les endroits particuliers. Le port d’un chapeau, de textiles couvrants, tout concourt à renforcer la protection, surtout si on a la peau claire ou de nombreux grains de beauté.

Veiller soi-même à l’état de sa peau reste fondamental. Face au miroir, observer régulièrement chaque zone, y compris les plis axillaires, selon la règle ABCDE, s’avère déterminant. Certains préfèrent consigner leurs observations à l’écrit ou recourir à des outils numériques pour suivre l’évolution de chaque tache. Cette vigilance facilite la discussion lors d’un contrôle dermatologique et permet d’identifier sans délai toute évolution inhabituelle.

Si un grain de beauté sous l’aisselle change d’aspect, relief, couleur, diamètre,, mieux vaut solliciter rapidement un spécialiste. Cette prudence accrue vaut tout particulièrement pour ceux ayant déjà été concernés par un mélanome. De plus, il reste préférable d’éviter les cabines de bronzage : l’impact des UV artificiels sur la mutation des nævus atypiques n’est plus à prouver.

À l’abri du soleil ou exposée, chaque portion de notre peau réclame notre attention. Seul un suivi régulier, et quelques réflexes simples, permettent de faire barrage aux menaces invisibles. Mieux vaut miser sur la constance que sur le hasard pour préserver la santé de son épiderme.

Nos recommandations