Prochaine augmentation des pensions d’invalidité : date et détails

La revalorisation annuelle des pensions d’invalidité ne suit pas toujours le calendrier des autres prestations sociales. En 2026, une hausse des montants est programmée, accompagnée d’ajustements spécifiques sur les seuils d’éligibilité et les modalités de calcul.

Certains bénéficiaires verront leur pension augmenter à une date différente des précédentes revalorisations, en raison d’une adaptation liée à la réforme des minima sociaux. Les détails de cette mesure impliquent plusieurs exceptions, notamment pour les pensions de catégorie 2 et 3.

Ce qui va changer pour les pensions d’invalidité et minima sociaux en 2026

Un tournant s’annonce pour les titulaires de pension d’invalidité. Annoncée pour 2026, l’augmentation de ces pensions promet de répondre enfin, dans les faits, à la pression constante de l’inflation. Mais attention : tous ne seront pas concernés dès le même jour. La sécurité sociale a opté pour une mise en œuvre progressive, histoire de greffer les nouvelles règles issues de la réforme des minima sociaux sur l’ancien socle.

L’évolution des pensions d’invalidité sera pour la première fois synchronisée avec celle de l’allocation adulte handicapé (AAH). Il s’agit là d’une tentative d’alignement, pensée pour gommer des écarts longtemps dénoncés entre les différents dispositifs d’aides sociales. Un calendrier précis sera diffusé afin que personne ne se retrouve à naviguer dans le brouillard, chacun pourra alors savoir où il en est et à quoi s’attendre du côté des montants et des dates.

Par ailleurs, le code de la sécurité sociale va revoir ses critères d’accès en adaptant les seuils de ressources ; les nouveaux barèmes tiendront compte de toutes les dernières évolutions. Pour ceux qui relèvent des catégories 2 et 3, l’augmentation s’annonce plus remarquée : leurs besoins, bien particuliers et souvent lourds, seront mieux intégrés à la formule de calcul.

Voici les changements majeurs qui attendent les bénéficiaires :

  • Revalorisation automatique en fonction de l’inflation observée
  • Harmonisation des règles entre AAH et pensions d’invalidité
  • Actualisation des plafonds de ressources pour accéder aux aides sociales

Des associations et collectifs de personnes concernées réclament depuis longtemps ces avancées, pour que la protection sociale cesse de creuser les écarts avec la réalité économique que vivent chaque jour les bénéficiaires.

Qui pourra bénéficier de la revalorisation et sous quelles conditions ?

Tous les titulaires d’une pension d’invalidité, quelle que soit la catégorie, sont concernés par cette hausse. La catégorie 1, c’est pour les personnes dont la capacité de travail a chuté d’au moins deux tiers, mais qui peuvent encore occuper un emploi. Dans la catégorie 2, on retrouve ceux qui ne peuvent plus travailler du tout. Pour finir, la catégorie 3 s’adresse à ceux qui, en plus d’être dans l’incapacité de travailler, ont besoin d’une aide régulière pour les gestes du quotidien.

Pour figurer parmi les bénéficiaires, le respect des règles en vigueur reste de mise. Les conditions sont fixées par le code de la sécurité sociale et la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) : taux d’invalidité déterminé par expertise médicale, appréciation de la situation de santé et prise en compte des ressources du foyer (salaires, prestations de prévoyance, ou encore la prime d’activité).

On distingue trois catégories précises, résumées ici :

  • Catégorie 1 : perte de capacité de travail mais activité professionnelle encore possible
  • Catégorie 2 : incapacité totale à exercer un emploi
  • Catégorie 3 : incapacité totale avec besoin d’aide au quotidien

Dès lors que les critères sont remplis, les bénéficiaires n’auront aucune démarche à entreprendre pour percevoir la hausse : tout se fait automatiquement. Celles et ceux qui touchent également l’allocation adulte handicapé verront le cumul entre pension d’invalidité et AAH recalculé selon la nouvelle méthode, afin de préserver ce qui leur revient de droit. En résumé : la nouvelle grille concernera tout le monde, qu’on soit en invalidité totale ou partielle et quel que soit son régime d’assurance maladie.

Homme français recevant un courrier à la poste

À quelle date attendre l’augmentation et quels montants précis espérer ?

Le calendrier compte aussi : la hausse prend effet à compter du 1er avril 2026, une date désormais gravée dans l’agenda social. Cette annonce, relayée par les réseaux de la caisse nationale d’assurance maladie et les circulaires officielles, s’inscrit dans la logique du calendrier de la CPAM. Les bénéficiaires n’ont rien à remplir : l’ajustement sera appliqué sans intervention de leur part.

Examinons maintenant les chiffres. La revalorisation veut compenser la perte de pouvoir d’achat liée à l’inflation. À l’heure où la barre symbolique des 4,5 % de hausse est évoquée, les bénéficiaires des trois catégories pourront s’attendre aux nouveaux montants minimums suivants :

  • Catégorie 1 : environ 325 € (contre 311 € actuellement)
  • Catégorie 2 : 610 €
  • Catégorie 3 : 1 099 €, avec une majoration attribuée pour tierce personne qui grimpera à 1 349 €

Le mode de calcul de la pension d’invalidité continuera à dépendre du dernier salaire perçu et de la catégorie reconnue, en intégrant les prélèvements sociaux. La CPAM restera le pilier de cette gestion, avec un ajustement automatique pour chaque dossier, tandis que les autres prestations (AAH, assurance vieillesse…) resteront compatibles avec cette évolution. Les informations les plus récentes figureront sur les supports institutionnels dès confirmation officielle.

Avec ce nouveau calendrier, beaucoup retrouveront, au fil des mois, une marge de respiration salutaire pour leur budget. Entre attente et espoir, la réponse concrète à des années de revendication collective se précise enfin.

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