Huit ans après le début des forages et l’installation d’une unité pilote à Bourakébougou, le projet d’hydrogène naturel d’Aliou Diallo passe à une phase décisive : la production de l’électricité verte à l’échelle industrielle. Pour concrétiser cette étape, le PDG de Hydroma SA fait actuellement le tour de l’Europe pour nouer des partenariats.

Aliou Diallo apporte la lumière et le progrès à Bourakébougou

Peu à peu le rêve d’Aliou Diallo prend forme. Il voulait donner au Mali son indépendance énergétique et faire de ce pays un exportateur d’énergie verte. Pour l’instant cet objectif est encore loin, mais l’entrepreneur a déjà fait du chemin. Depuis 2012, sa société d’exploration transforme l’hydrogène naturel en électricité pour alimenter les foyers de Bourakébougou, un village situé à une soixantaine de kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Grâce à Hydroma SA, les habitants de Bourakébougou peuvent aujourd’hui vaquer à leurs occupations la nuit et surtout développement certaines activités économiques. Ce qui évite l’exode rural chez les jeunes.

« Qui parle d’énergie, parle de développement économique »

Bourakébougou ne constituait qu’un test pour Aliou Diallo qui voit toujours plus grand. Son ambition à présent est de faire profiter sa révolution énergétique à tout le Mali et même au-delà. Il veut par exemple construire le premier train à hydrogène d’Afrique. En juillet 2019, le milliardaire malien a donc lancé la seconde phase de son projet, la production industrielle de l’électricité propre à partir de l’hydrogène naturel. Le gouvernement malien a d’ores et déjà apporté son soutien à l’entrepreneur. Il a dépêché, en juillet dernier, sur le site de Bourakébougou, sa ministre de l’énergie Lelenta Hawa Baba. Celle-ci a pu constater l’ampleur et les enjeux du travail abattu par Aliou Diallo. La ministre malienne a déclaré que c’est un projet qui mérite d’être encouragé « car qui parle de production d’énergie, parle de développement économique du pays ».

Aliou Diallo en quête de financements en Europe

Mais il faudra plus que des soutiens et des encouragements pour poursuivre le projet énergétique d’Aliou Diallo, qu’il est le seul à financer depuis le départ. Il a cette fois besoin d’appuis techniques et surtout de financements. C’est pourquoi il a récemment vendu ses parts dans Wassoul’Or (55%) à des hommes d’affaires émiratis. Il en aurait retiré une centaine de milliards de Francs CFA, selon certaines sources.

Cette manne financière ne suffira pas, non plus. Aliou Diallo s’est donc mis en quête de partenariats en Europe, principalement en Allemagne. Comme ce pays se veut le prochain champion de l’hydrogène vert, il sera facile d’y obtenir des financements conséquents.

En attendant la moisson d’Aliou Diallo, Hydroma SA continue ses forages au Mali. La société d’exploration vient surtout de lancer des prospections en Australie et au Canada afin d’identifier des puits de pétrole.