La perte d’autonomie, autrement dit « la dépendance », a des répercussions financières importantes. Il faut faire face à la lourde facture d’un hébergement en établissement spécialisé ou aux frais d’emploi pour une aide à domicile, si la personne âgée peut demeurer dans son logement. Dans ces deux cas, les dépenses se chiffrent facilement en milliers d’euros par mois. Et elles donnent le vertige.

Énormes frais

En effet le coût mensuel dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) va de 1 500 à 3 000 €, selon les prestations proposées et l’endroit. Quant au tarif pour l’assistance permanente d’une tierce personne à domicile, il peut atteindre 6 000 € par mois, puisqu’il faut u moins cinq salariés à plein temps sur l’année sans parler des dépenses annexes, comme les frais de portage de repas à domicile, d’entretien du linge ou du jardin, etc.
Même une perte d’autonomie partielle, qui nécessite une heure de soins quotidiens, finit par revenir cher : il faut prévoir un budget mensuel d’au moins 450 € pour ce seul poste…pendant plusieurs années. Une récente proposition de loi estimait 2 300 €/mois les coûts induits pour une personne privée d’autonomie restant à domicile.
Bien sûr, nous ne sommes pas forcément seuls pour affronter es dépenses. Les aides des collectivités locales et des organismes publics, ainsi que les réductions d’impôt accordées par le fisc pour l’emploi de salariés à domicile permettent de faire face à une partie de ces frais. Mais ces aides ne couvrent jamais l’intégralité des sommes exposées.

perte d'autonomie personne âgée

L’assurance dépendance serait d’un bon secours

Que doit faire la personne âgée, en cas de perte d’autonomie, si ses revenus ne sont pas suffisants pour affronter l’excédent restant à sa charge ? Doit-elle réduire ses besoins pour les accorder à ses moyens financiers ? Ses enfants doivent-ils être mis à contribution ? Faut-il puiser dans l’épargne qui était destinée à ses descendants, au risque de l’épuiser en quelques années ?
Avant d’envisager e telles solutions, il faut plutôt s’intéresser aux assurances « dépendance » ou « perte d’autonomie », qui sont aujourd’hui commercialisées par de nombreuses banques, compagnies d’assurances prêt senior, mutuelles et surtout, caisses de retraite et de prévoyance. Destinées exclusivement à couvrir ce risque, elles sont en mesure d’apporter une réponse intéressante face à ce scénario noir : elles prévoient le versement d’une rente dès la souscription, jusqu’à la fin de nos jours, si nous perdons notre autonomie. Nous choisissons le montant de cette rente dès la souscription, en fonction de nos besoins et du budget que nous sommes prêts à consacrer à ce poste. Dans ce domaine, tous les contrats ne se ressemblent cependant pas.